En octobre 2026, le prix du gaz naturel continue sa forte progression en France. Selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), le Prix Repère de Vente de Gaz (PRVG) a augmenté de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026, passant de 172,05 €/MWh à 182,88 €/MWh. Une nouvelle hausse de 6,6 % est déjà annoncée pour le 1er novembre, portant le prix repère moyen à 194,90 €/MWh. Ces augmentations successives, qui touchent environ 6 millions de ménages aux offres indexées, alourdissent significativement les factures à l’approche de la saison de chauffe et renforcent l’intérêt pour la performance énergétique des logements.
Les chiffres de la hausse du gaz en octobre et novembre 2026
La CRE a publié le 10 septembre 2026 la nouvelle grille du Prix Repère applicable au 1er octobre. Pour les ménages se chauffant au gaz, le prix moyen du kWh passe de 0,13474 € à 0,14557 € TTC, soit une hausse d’environ 8 %. Pour les usages cuisson et eau chaude, il passe de 0,16757 € à 0,17832 € TTC (+6,4 %). Les abonnements restent inchangés (360,79 €/an pour le chauffage, 152,46 €/an pour la cuisson/eau chaude).
L’impact moyen estimé par la CRE sur la facture d’octobre des contrats indexés est de +5,28 € TTC. Pour un foyer chauffé au gaz consommant environ 11 200 kWh par an, la facture annuelle extrapolée sur la grille d’octobre atteint environ 1 991 €, soit plus de 120 € de plus qu’avec la grille de septembre. Sur un an, le kWh de chauffage a progressé d’environ 40,8 % (de 0,10337 € en octobre 2025 à 0,14557 € en octobre 2026).
La tendance se poursuit. La CRE a annoncé le 12 octobre 2026 une hausse supplémentaire de 6,6 % au 1er novembre, portant le PRVG à 194,90 €/MWh TTC. Le kWh chauffage passerait alors à environ 0,1576 € TTC (+8,3 % par rapport à octobre). L’impact moyen sur la facture de novembre est estimé à environ 12 € TTC. Si les conditions de marché restent relativement stables, la CRE anticipe une facture annuelle moyenne 2026 supérieure d’environ 11 % à celle de 2025, soit près de 135 € TTC de plus.
Ces hausses concernent principalement les quelque 6 millions de ménages (environ 60 % des abonnés résidentiels) dont le contrat est indexé sur le Prix Repère. Les offres à prix fixe (environ 40 % des clients fin 2025) ne sont pas directement impactées. Depuis le début de l’année 2026, la hausse cumulée du PRVG dépasse 40 % selon certaines estimations.
Sources : Capital – Hausse octobre 2026, Choisir.com, Libération – Hausse novembre 2026, Gaz d’aujourd’hui, publications officielles de la CRE.
Pourquoi le gaz augmente-t-il autant ?
Les hausses successives s’expliquent par l’augmentation des prix du gaz sur les marchés de gros. Les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient et les perturbations liées au détroit d’Ormuz, ont fait grimper les cours du gaz naturel liquéfié (GNL). Le marché européen (TTF) a atteint des niveaux élevés en octobre 2026, proches des plus hauts depuis 2022. La CRE calcule le Prix Repère en intégrant les cotations de marché avec un décalage d’environ deux mois, ce qui explique que les hausses observées en août et septembre se traduisent en octobre et novembre sur les factures des ménages.
Depuis la fin des tarifs réglementés de vente du gaz en juillet 2023, le PRVG publié chaque mois par la CRE sert de référence pour de nombreuses offres indexées. Les fournisseurs répercutent ainsi plus directement les variations des marchés.
Impact sur l’immobilier et la valeur des logements
La forte hausse des prix de l’énergie, et en particulier du gaz, renforce l’importance de la performance énergétique dans les décisions d’achat et de location. Les logements chauffés au gaz et classés F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) subissent une double peine : factures élevées et décote immobilière. Selon diverses observations de marché, un bien classé G peut se vendre 12 % à 25 % moins cher qu’un bien comparable mieux classé, selon le type de logement et la zone. Les acheteurs anticipent les coûts de chauffage et de rénovation, et négocient davantage sur les passoires thermiques.
Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être mis en location. Les classés F le seront progressivement interdits à partir de 2028. Ces interdictions, combinées à la hausse des prix du gaz, accélèrent la prise de conscience des propriétaires. Un mauvais DPE freine la vente, allonge les délais et réduit le prix de cession. À l’inverse, un logement bien classé (A, B ou C) se vend plus facilement et peut justifier une prime de valeur verte.
L’audit énergétique réglementaire, obligatoire pour la vente des maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G, devient un outil stratégique. Il permet de chiffrer les scénarios de travaux, d’identifier les gains possibles et de sécuriser la transaction en montrant à l’acheteur un plan d’amélioration clair. Avec des prix du gaz en forte hausse, le retour sur investissement des travaux de rénovation (isolation, changement de système de chauffage, etc.) s’améliore nettement.
Le rôle clé du diagnostic énergétique et des diagnostiqueurs
Dans ce contexte de prix de l’énergie élevés, le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) et l’audit énergétique sont plus que jamais des documents déterminants. Un DPE à jour et fiable permet aux acheteurs et locataires d’évaluer précisément le coût de chauffage futur. Pour les vendeurs, disposer d’un dossier complet évite les surprises et les renégociations de dernière minute.
Les diagnostiqueurs immobiliers certifiés jouent un rôle central. Ils réalisent le DPE, l’audit énergétique, ainsi que l’ensemble des autres diagnostics obligatoires (amiante, plomb, gaz, électricité, termites, ERP, etc.). Face à la hausse des prix du gaz, de nombreux propriétaires anticipent en faisant réaliser un audit énergétique même en dehors des obligations strictes, afin de prioriser les travaux les plus rentables et d’améliorer la classe énergétique de leur bien avant une mise en vente ou une location.
La qualité du diagnostic est essentielle. Un rapport précis, réalisé par un professionnel certifié et assuré, rassure les parties et accélère la transaction. À Paris et en Île-de-France, A2L Diagnostics se distingue par sa réactivité et son expertise. Les diagnostiqueurs certifiés d’A2L interviennent rapidement et remettent les rapports sous 24 à 48 heures. L’entreprise réalise l’ensemble des diagnostics obligatoires ainsi que les audits énergétiques, avec un accompagnement complet pour sécuriser votre projet de vente, de location ou de rénovation.
Que vous soyez propriétaire d’un logement chauffé au gaz souhaitant améliorer sa performance, vendeur cherchant à valoriser son bien, ou acquéreur voulant connaître précisément les coûts énergétiques futurs, faire appel à des professionnels certifiés comme A2L Diagnostics est un levier concret pour maîtriser l’impact de la hausse des prix du gaz. Obtenez un devis gratuit et rapide sur a2ldiagnostics.fr.
Que faire face à la hausse du gaz ?
Plusieurs leviers permettent de limiter l’impact :
- Comparer les offres de gaz et, si possible, souscrire une offre à prix fixe pour se protéger des prochaines hausses.
- Réaliser un DPE à jour et, si le logement est classé E, F ou G, un audit énergétique pour identifier les travaux prioritaires.
- Améliorer l’isolation, optimiser le système de chauffage ou envisager le remplacement d’une chaudière gaz par une solution plus performante (pompe à chaleur, etc.).
- Adapter les usages : régulation du chauffage, entretien des équipements, etc.
La hausse du prix du gaz en 2026 n’est pas un phénomène isolé. Elle s’inscrit dans un contexte de tensions énergétiques durables. Pour les propriétaires et les acquéreurs, elle renforce l’intérêt d’un logement performant. Un diagnostic énergétique fiable, réalisé par des experts certifiés comme ceux d’A2L Diagnostics, constitue la première étape indispensable pour prendre les bonnes décisions, valoriser son bien et réduire durablement sa facture énergétique.
Sources principales
- Capital – Prix du gaz +6,3 % au 1er octobre 2026
- Choisir.com – Détail des grilles octobre 2026
- Libération – Hausse de 6,6 % en novembre 2026
- Gaz d’aujourd’hui – Annonce CRE novembre
- Selectra – Analyse des impacts factures
- A2L Diagnostics – Diagnostics et audits énergétiques à Paris et en Île-de-France
